
Littérature
Valère Novarina (1945-2026), écrivain, peintre, metteur en scène s’interroge sur la force germinative de la parole, l’explore comme un passage respiré et une danse d’apparition de tout ce qui est tu.
« La parole n’échange aucun sens, mais elle ouvre un passage », s’ouvre alors l’accès à nos animaux, soubassement même de la langue, et de sa rythmique. Cette simplicité de l’animal qui vit sous les choses met en mouvement la parole, nous décentre du « je » et de « l’homme ».
« On travaille à deux, avec son animal – avec la lumière incompréhensible des mots. Avec leur matérialité. C’est musculaire et pulsif. On est comme le cheval et le cavalier. L’artiste est un centaure. »