Orphée// Le monde vibrera comme une immense lyre// Eurydice


Le mythe d’Orphée se déploie en une succession de poèmes, de galops, de fleurs, de tableaux, de pierres tombales, de ruptures graphiques.

Un poème-épopée où les épisodes bondissent de l’un à l’autre ─ l’instruction d’Orphée par les Muses, la mort d’Eurydice le jour même de ses noces, la descente aux enfers, la fondation de l’orphisme, etc. ─ rebondissent d’une interprétation à l’autre : Jean Cocteau, William Carlos Williams, Gérard de Nerval, Rainer Maria Rilke, Katleen Raine, etc.

Citations et incises historico-mythiques mettent en scène l’exploration d’un mythe matrice questionnant l’amour, la perte, le deuil, le chaos, la beauté, la puissance de la parole, les forces de destruction.

Que peut la poésie face au surgissement de la violence ?

L’imaginaire s’y mêle, redonne un destin à Eurydice. Orphée la croit morte ; elle est vivante. Remontée des Enfers à son insu, elle a rejoint les Ménades avec lesquelles elle vit en éco-féministe. Eurydice choisit le réel et la terre contre la doctrine d’Orphée, et son monde d’illusions. Près de lui, sous le même nom, elle exerce avec ses sœurs une connaissance. La plus secrète abondance. Elle, qui a su échapper à la mort, se tient avec ses compagnes au plus près de la vie. Qui ne cherche pas la vie ?

La poésie spatiale d’Ilse Garnier accompagne ce poème, résolument polyphonique.
Ilse Garnier, mur mur er Ilse Garnier, Orphée dans la vallée des ombres Orphée franchit le seuil Constance Chlore Festival La Vacance Poétique #2 Ilse Garnier, Orphée dans la vallée des ombres Chercher l’oubli dans la graine de pavot Lecture dans l’atelier de Dorothée Leymarie-Demerliack, à Tonnerre
Lecture : Constance Chlore
Chant : Dorothée Goll
Alpha Bêta Sarah | Roman de Constance Chlore